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Archive for décembre 2010

Casser le thermomètre

La Direction de sécurité de proximité de l’agglomération parisienne (DSPAP) vient de l’annoncer, les vols avec violences dans les transports en commun d’Ile de France ont fait un bond à la hausse de près de 40% par rapport à l’an dernier. Paris intra-muros totalise à elle seule 50,3% de ces attaques. La préfecture de police de Paris estime qu’il s’agit là de ce que l’on peut appeler « l’effet IPhone ». 75% des vols avec violence visent les Smartphones.

Le Président de la république s’est aussitôt emparé du dossier. Il a annoncé qu’il allait demander la création d’une brigade spécialisée, la mise en place de nouveaux fichiers, proposer une nouvelle loi instituant la création d’un nouveau délit ainsi qu’un durcissement des peines.

M. Bayrou quant à lui a lancé un appel à la sagesse, rappelant par ailleurs à M. Poniatowski, heu non, Hortefeux,  qu’il n’incombe pas au pouvoir exécutif d’empiéter sur le domaine du législatif et de remettre en cause l’impartialité et le professionnalisme du personnel judiciaire.

Martine Aubry quant à elle a fait part de son dégoût face à cette polémique qu’elle estime n’être qu’un moyen de plus utilisé pour stigmatiser les français d’origine étrangère largement paupérisés. Le PS envisage la proposition d’un texte de loi propre à mettre fin à cet épineux problème. En effet, les victimes ne l’ont été que parce qu’elles possédaient un Smartphone, le président du groupe socialiste à l’Assemblée déposera début 2011 un texte interdisant la commercialisation et la possession de ces appareils visiblement criminogènes.

Le porte-parole du NPA a quant à lui proclamé que ces appareils sont des attributs de la société capitaliste mondialisée et en tant que tels ils attisent la frustration d’une génération de laissés pour compte. Le NPA précise que si ces violences sont désolantes elles font partie d’un juste processus de réappropriation.

Le sénateur Mélenchon exige la création d’une taxe spéciale sur la téléphonie de luxe afin de financer la création d’emplois citoyens de manière a faire diminuer le chômage qui frappe injustement les jeunes des banlieues.

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Sans trembler

La lune s’était levée, et dans sa clarté je m’abandonnais aux pensées qui nous assaillent lorsque nous nous enfonçons dans l’incertain. En moi s’éveillaient les souvenirs de magnifiques heures matinales, où nous chevauchions à l’avant garde de nos colonnes, tandis que derrière nous, dans la fraîcheur de l’aube, s’élevait le chant des jeunes cavaliers. Nous sentions alors notre cœur battre solennellement, et tous les trésors de la terre eussent pâli devant la joue qui nous attendait dans la glorieuse rigueur de l’action imminente. Oh! Quelle différence entre ces heures lointaines et cette nuit où, dans la pâle clarté, je voyais luire des armes pareilles aux griffes et aux boutoirs de quelque monstre. Nous nous enfoncions dans les forêts des Lémures qui sont sans droit et sans ordre humains, et chez qui nulle gloire ne se pouvait cueillir. Et j’éprouvais la vanité de tout éclat, de tout honneur, et une grande amertume m’emplissait.
C’était cependant une consolation pour moi de ne point être, comme la première fois, alors que je cherchais Fortunio, le jouet d’aventures magiques, mais le champion d’une juste cause, appelé à la lutte par la haute contrainte de l’esprit. Et je résolus de ne point m’abandonner à la crainte, non plus à l’orgueil.

Jünger, Sur les falaises de marbre

Je n’ai pas envie de me livrer à quelque commentaire sur le livre pour le moment, car je viens à peine de le finir. Ce serait à peu près aussi intéressant et binaire que la réponse au classique: « alors, t’en pense quoi? », en sortant du cinéma.

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Ces derniers temps, une fatigue mentale me détourne de toute réflexion. Impossible de fixer mon attention, de suivre un raisonnement, de poser des mots appropriés sur les faits.
Cette semaine, pourtant semblable aux précédentes, aura su trouver quelques mots-clés pour me tirer de l’état végétatif vers lequel je me laissais glisser.

Est-il besoin de rappeler le contenu de la déclaration de Marine Le Pen vendredi dernier, comparant les prières de rue à l’occupation? Deux choses grandioses en ressortent: 1. L’emballement médiatique tournant à vide a été pour tout un chacun de constater ses rouages rouillés tellement ils ont servis sans être changés. Les journalistes s’indignaient tous seuls quand la plupart des gens ont pour une fois pris un pas de recul pour comprendre qu’il n’y avait rien de choquant dans le fond. 2. Que cette femme, avec ce patronyme, compare l’ennemi musulman à l’ennemi allemand, est hilarant. Elle se met en opposition avec les petites phrases de son père et ils ne savent pas comment réagir, les amis gauchistes. Les plus éclairés se sont découvert un don de publicitaire avec des slogans qui tuent. « Bouillir la haine »? « Machine à casser quoi? » « Une chaîne humaine »? Avec son génie, le militantisme de tous bords a toujours autant d’effet répulsif sur ma personne! Que de lumière, que d’idées en une seule affiche! (D’ailleurs, même le choix du berger allemand est bien trouvé)
L’argument sorti par certains m’a ôté le sourire fissa. « S’il prient dans la rue, c’est qu’ils faut accélérer la construction de mosquées, et vite! Il n’y a pas assez de place! » Sortit de la bouche d’une personne certainement chargée du recensement dans les lieux de cultes.
Oh, ils osent tout! Il est beau le raisonnement: si je comprends bien, il faut continuer de faire entrer des wagons de personnes culturellement à notre opposé (et accessoirement, qui souhaitent occuper l’espace public et nous détruire). S’ils ont des revendications il faut les exaucer. S’il reste un peu de vieille France qui déplaît à nos invités, il faut le supprimer. Mais surtout n’arrêtons pas de faire rentrer les invités, nous ne voulons pas qu’on nous prenne pour de mauvais hôtes. L’instinct de mort, phase terminale. On touche là à toute la malléabilité de la gauche. Tellement persuadés d’être des gens bien, ils se démarquent et tapent sur tout ce qu’on leur dit mauvais. Ce qui disent ceci sont des affreux. Et il ne faudrait surtout pas les confondre avec les affreux. Sachez aussi qu’ils ne font pas de différences entre les hommes, c’est leur devise. Sauf si vous n’êtes pas d’accord, là vous êtes un étron, un « de la populace », pas un digne citoyen du pays des droâ de lôm. Ayez du cœur, excusez-vous quand vous dérapez, on vous pardonnera.

Sinon, aujourd’hui j’apprends l’annulation de l’amende pour port du Niqab. Il paraît que l’avocat de Sandrine Mouleres (un nom qui pue la djihadiste), Me Pollono, a déclaré que le motif était nul parce que le niqab bouge avec la tête, donc ne présente aucune gêne. D’autant plus que la voiture est au regard de la loi un espace privé. Bon, d’accord, et on ne fait pas mention du fait que cet espace privé se déplace sur l’espace public. On se fait verbaliser quand on se ballade à poil chez soi devant sa fenêtre, mais quand on porte un habit religieux (quoiqu’en disent ces abrutis de musulmans modérés qui disent que le niqab ne fait pas parti de l’Islam) au volant, c’est correct. Tombe bien qu’on soit en décembre, je propose le test suivant: demain, en prenant votre voiture, vous enfilez votre cagoule et vous passez devant le commissariat. Bon, faites-le si vous êtes à jour d’assurance, de contrôle technique et compagnie, il faudrait pas que ça vous fasses du tort ces gamineries.

Les prières dans la rues, les niqabs au volant. Ce ne sont que des revendications passives. Les uns veulent plus de lieux de cultes, les autres souhaitent affirmer leur personnalité en se cachant du regard des hommes, mais n’en oublient pas de se maquiller impeccablement les yeux. Ceci n’est pas une invasion consciente de l’espace public, nous allons accéder à leur requête le plus rapidement possible, vous pouvez vous rendormir.

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