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Archive for janvier 2011

Faisant un peu de nettoyage sur mon ordinateur, je suis tombé sur un document anonyme qui a attiré mon attention. C’est une copie de bon nombre des articles de ce cher Chute Finale, qui a stoppé son blog du jour au lendemain. Ce document m’a ramené il y a quelques mois et je me suis souvenu de la qualité de son blog. Je ne le suis pas à 100% sur le libéralisme, mais inutile d’être entièrement d’accord pour saluer le travail de cet internaute érudit jadis si prolifique. Qu’il soit en paix là où il se trouve. Ce qui suit est son testament politique.

Il me paraissait absolument inconcevable de disparaitre sans laisser une dernière trace.

Les idées politiques pour lesquelles je fus moqué, calomnié et mal considéré par une frange de mon entourage ont le seul défaut d’être bonnes.

Elles trouvèrent cependant appui dans une bonne cohorte de gens, d’ailleurs plus cultivées et plus intelligentes que la moyenne.

Mes idées sont vraies, réalistes et souhaitables : c’est ce qui les rend si détestables auprès des escrocs, falsificateurs et menteurs qui ont la haine et la désinformation comme seule arme.

Tout comme les rouges sabotaient les manifestations d’opposants politiques dans les années 20 ou 30, les totalitaristes de la pensée de maintenant, qui se revendiquent démocrates, usent des pires moyens pour faire taire quelqu’un qui pointerait au grand jour leurs contradictions et leurs idioties.

Certains me disent que la crise économique globale que nous vivons aujourd’hui est la conséquence du capitalisme, ou d’un excès de marché. Ils ignorent évidemment que nous vivons dans le socialisme depuis soixante ans, et qu’un pays dont les dépenses publiques s’approchent des 30% du PIB – je veux parler des Etats-Unis – ne saurait être qualifié de libéral. Je ne préfère même pas parler de la France, dont celui qui me dira qu’elle est libérale devrait se faire soigner.

Par quoi la crise est-elle due ? Il est remarquable de voir que 90% des Français n’y connaissent rien, ne savent même pas comment fonctionne une banque centrale, et viennent répéter stupidement les slogans ridicules qu’ils entendent à la télévision. D’ailleurs, la plupart des Français se moquent de la crise, et n’ont pour seul horizon que leur bol de soupe et leur baguette de pain. Cela en dit long sur l’état avancé de décomposition du peuple français, qui sera sans doute celui qui souffrira le plus de la crise globale apocalyptique que nous nous apprêtons à vivre.

La crise n’est pas due au capitalisme, pas même au libéralisme et aux soi-disants excès des banquiers et des traders. Ces excès, s’ils ont bel et bien existé, n’ont été rendus possibles que par la désindexation des monnaies sur l’or, et les taux bas des banques centrales.

La crise est due aux politiques socialistes et étatistes, et au caractère délétère de la création monétaire actuelle. Cette vérité n’est pas bonne à entendre, on se bouchera les oreilles et on me traitera de tous les noms : le fait est que c’est la vérité.

D’abord, la création monétaire, devenue incontrôlable et incontrôlée, s’échappant de son lit comme un fleuve devenu fou, ou un Golem de pierre s’enfuyant des mains de son créateur. Création monétaire, limitée par rien du tout, tous les garde-fous ayant sauté au fil des décennies comme des verrous dynamités. Création monétaire qui permit d’établir une pyramide de créances ahurissante, semblable à une chaîne de Ponzi, dont les bases commencent à peine à s’effondrer.

Ensuite, les politiques socialistes et étatistes : l’égalitarisme qui tue les économies et les sociétés, car il ne saurait y avoir d’égalité dans l’ordre naturel. L’intelligence est quasiment entièrement génétique, comme le prouvent chaque jour les nouvelles découvertes scientifiques. L’intelligence qui est inégalement répartie dans les populations, mais aussi et surtout entre groupes ethniques. Le malheur est que des gens comme Gobineau ou Le Bon, dans leur anthropologie naïve et phénotypique, avaient raison sur l’essentiel. Dans un pays ravagé par l’antiracisme et les bons sentiments, de telles vérités mettront sans doute encore une vingtaine d’années à être acceptées pleinement par la population. Dès l’année 2010, il est probable que les généticiens ne pourront plus se taire, et cracheront enfin le secret qui leur brûle la langue.

L’égalitarisme, qui explique tous les maux actuellement rencontrés par la société : anomie, échec du système scolaire, augmentation de la violence, désordre économique et social, et la liste serait encore longue.

L’égalitarisme, qui a comme conséquence naturelle l’ethnomasochisme et le relativisme, cette dernière idéologie postulant qu’il ne saurait y’avoir de jugement de valeur à porter sur des réalisations culturelles faites par autrui. En d’autres termes, la coupole des Invalides, la musique de Jean-Sébastien Bach et la chirurgie du cœur valent une cahute en bouse séchée, le bruit des tam-tams et la sorcellerie vaudou.

Celui qui serait d’accord avec cette précédente assertion est malade psychiquement, probablement détruit par la propagande dont il fut imbibé depuis sa plus tendre enfance, par le biais des médias comme de l’école publique.

Egalitarisme, qui détruit la société de l’intérieur, comme à chaque moment où l’homme voulut se détacher des lois naturelles.

Comme Rome, Byzance, Sparte, Athènes ou l’Assyrie, la civilisation occidentale mourra d’égalitarisme, de parlementarisme et de stupidité sentimentale.

Ceux qui vous disent que je suis un oiseau de mauvaise augure, annonçant l’apocalypse que l’on annonce depuis des siècles, sont des idiots et des charlatans.

Je n’ai jamais annoncé l’apocalypse : uniquement la fin logique de la civilisation occidentale. D’autres civilisations, comme l’Asie de l’Est, ont tout l’avenir devant elles, et je leur souhaite courage et chance.

La crise est finie ? La belle affaire. En 1929, on disait une semaine avant le krach, Irving Fisher et président Hoover en tête, qu’une chute des cours était impensable, et que ceux qui tenaient le discours inverse étaient des Cassandre insensés qui voyaient tout en noir. Le lendemain du krach, tous les grands journaux new-yorkais incitaient à se ruer sur les actions, les cours allant subitement remonter suite à une bête erreur de courtage. En 1931, on annonçait la fin de la crise, et on inaugura l’Empire State Building comme symbole d’une Amérique rayonnant à nouveau sur le monde. Après un second plongeon de l’économie, on célébra en 1933 le succès du New Deal rooseveltien, et l’économie replongea encore quelques jours après, menant au plus grand désastre que l’humanité ait jamais connu, la Deuxième Guerre mondiale.

Ceux qui annoncent sans cesse une reprise économique ont une survie qui en dépend. Aussi certainement que les agences immobilières ne sont pas folles au point d’admettre honnêtement une bulle sur le marché, les politiciens, les analystes et les financiers ne sont pas assez timbrés au point de dire que tout va s’écrouler, et qu’il serait sage de retirer toutes ses billes des banques. Une telle déclaration achèverait de mettre à bas le système bancaire, car ses fonds propres sont minuscules. La crise systémique tant redoutée arriverait beaucoup plus vite que prévu.

Le monde ne s’écroulera pas si la crise s’aggrave ? C’est bien mal connaitre l’histoire et le fonctionnement économique. Certains devraient se remémorer l’Allemagne de Weimar, la crise bancaire dans l’Allemagne et l’Autriche de 1931, l’échec cuisant du Frente Popular en Espagne, et beaucoup plus récemment, la crise argentine des années 2000 ou la crise islandaise de 2008.

Non, bien sûr, le monde ne s’arrête pas de tourner. Mais le fait est qu’une crise économique sape la dette, le patrimoine et l’épargne, et agit ainsi comme des grains de sable qui viennent bloquer l’engrenage économique.
Une crise économique, c’est une épuration. Epuration des dettes toxiques, des secteurs toxiques. Bien souvent, des millions d’hommes vivent tous les jours et achètent leur pain avec de l’argent qui était issu de ces dettes et de ces secteurs. Une fois détruits, ces gens n’ont plus rien.

C’est ce qui explique l’engrenage du chômage, les pénuries, les famines, voire les guerres civiles.

Et à moins d’un bouleversement de très grande ampleur, comme le fut la Seconde Guerre mondiale, accompagné de nombreuses pertes humaines, sortir d’une crise économique de grande ampleur est impossible.

De 1929 à 1945, le monde connut 16 ans de crise. La nôtre dure depuis à peine 1 an et 4 mois. Et pourtant, elle est bien plus grave. Car elle correspond à l’éclatement d’une bulle globale de quarante ans.

Pourquoi la crise semble s’être arrêtée brusquement ? Car les dégâts furent limités en transférant momentanément les pertes privées sur le dos du contribuable. Au final, c’est à la fois la pyramide de dettes privée et publiques qui s’effondreront dans quelques mois ou années, dans un fracas assourdissant.

Le drame de tout cela, est que j’ai raison. Et comme tous les hommes trop lucides, ou trop en avance sur leur temps, j’ai été moqué, méprisé ou mal considéré par certains.

L’avenir dira si j’avais réellement raison. Le temps agit comme un arbitre, un arbitre absolu et incorruptible.

janvier 20, 2010 par chutefinale

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Le cinquantième anniversaire de la mort de l’écrivain Louis-Ferdinand Céline a été retiré d’une liste de célébrations officielles dressée par les Archives nationales. L’antisémitisme notoire de l’écrivain ne correspond pas aux « valeurs de la République », a déclaré Frédéric Mitterrand.

Bon, d’accord. L’antisémitisme l’emporte sur le génie. Je le comprends tout à fait. C’est ce même ministre, qui sommait la populace de laisser Polanski tranquille, sous prétexte que c’était un génie qui continuait d’apporter énormément au patrimoine culturel mondial. Que les faits qu’on lui reprochait étaient trop vieux. Trop vieux. Et il nous sort ça maintenant. Aussi, il lui reproche son collaborationnisme. Et ça c’est drôle quand on connaît la filiation du bonhomme. Ce jugement envers le passé m’exaspère toujours, dans toute science que ce soit. Ils se prennent tous pour des Jean Moulin. Ils transpirent le courage par tous les pores de leur peau, il faut voir! Que Céline ne soit pas célébré par ces guignols m’importe peu. Je crois qu’on s’en porte pas plus mal d’ailleurs, d’éviter un discours de Mitterrand sur l’écrivain dans une commémoration en carton. Mais les raisons sont bancales, tout comme ses opinions incohérentes. Lui, Cohn-Bendit, ils écrivent des saloperies, de nos jours. Et ça n’embête personne. Ouf ! Les valeurs de la République sont sauves.
Au final, ce n’est jamais qu’un personnage historique français de plus que l’on délaisse. Allez, on marque le coup, entre nous.

Le colonel n’avait jamais eu d’imagination lui. Tout son malheur à cet homme était venu de là, le nôtre surtout. Étais-je donc le seul à avoir l’imagination de la mort dans ce régiment? Je préférais la mienne de mort, tardive… Dans vingt ans… Trente ans… Peut-être davantage, à celle qu’on me voulait de suite, à bouffer de la boue des Flandres, à pleine bouche, plus que la bouche même, fendue jusqu’aux oreilles, par un éclat. On a bien le droit d’avoir une opinion sur sa propre mort. Mais alors où aller ? Droit devant moi ? Le dos à l’ennemi. Si les gendarmes ainsi, m’avaient pincé en vadrouille, je crois bien que mon compte eût été bon. On m’aurait jugé le soir même, très vite, à la bonne franquette, dans une classe d’école licenciée. Il y en avait beaucoup des vides des classes, partout où nous passions. On aurait joué avec moi à la justice comme on joue quand le maître est parti. Les gradés sur l’estrade, assis, moi debout, menottes aux mains devant les petites pupitres. Au matin, on m’aurait fusillé de douze balles, plus une. Alors ?

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Ce matin dans l’école Maurice Thorez de ce petit village de l’Izère, nos caméras ont pu filmer les images difficilement soutenables de l’arrestation du petit Walid, dont le père est sous le coup d’une procédure d’expulsion depuis 6 mois. Son fils est donc lui aussi menacé d’expulsion.

Alors que les oiseaux chantaient gaiement dans la cour de récréation, 5 membres du GIGN ont fait irruption dans l’école du petit Walid. Leurs Famas chargés à bloc, ils se rendent sans détour dans la salle 3, où Mme Lagute fait son cours de Français comme tous les matins. Alors que les passants peuvent entendre de joyeux « Nadinamouque » et « Inch Allah maîtresse » sortir par la fenêtre, les nervis défoncent la porte grâce à un bélier constitué d’un alliage de titane et d’acier qui suffit à lui seul à traumatiser les élèves. Leur chef, qui a une démarche étrangement raide, se campe au milieu de la salle, crie « Go ! go ! go ! » et brandit la main droite en l’air. Ses sbires s’emparent alors sans ménagement du petit Walid et le ligotent fermement. La maîtresse supplie ces brutes servantes de l’Etat policier et de l’ultralibéralisme responsable de la crise de ne pas trop le torturer comme cela se produit fréquemment en centre de rétention d’après toutes les statistiques connues à ce jour, mais elle n’a droit en retour qu’à des « Zig Heil » proférés en pleine figure. Elle s’évanouit, sous le coup de l’émotion, et les visages des membres du GIGNSS se déforment alors d’un rictus sardonique, alors que leurs yeux injectés de sang… s’injectent encore plus de sang.

Quel sera le parcours du petit Walid et de sa famille maintenant ? Nul ne sait, mais sans aucun doute, une fois installé dans la fourgonnette des servants du mal, sera-t-il diligemment violenté, puisque c’est une tradition inscrite dans le « Police Code », inspiré du « Bro Code » de M. Barney Stinson. Il y est écrit à l’article 23 que tout Noir, Arabe, ou étranger quel qu’il soit doit être matraqué violemment autant que possible sur ordre de Sarkozy.

Après cette scène traumatisante, de nombreux parents et personnes de tout bord (un million et demi à peu près) se sont réunis devant les grilles de l’école pour manifester leur soutien au petit Walid et à sa famille. Une mère de famille déclare :

« – Je ne comprends pas pourquoi on fait ça. Ce petiot il jouait tout le temps avec mon petit Kévin, qui lui donnait toutes ses affaires tellement il l’aimait bien. Vraiment cépapossib. »

Un militant, à son tour :

« – La dignité humaine et les droits de l’homme sont foulés aux pieds une fois de plus par ce gouvernement digne des heures les plus sombres du passé le plus honteux des moments les plus calamiteux de l’époque la plus noire des années les plus nauséabondes des décennies les plus indignes de notre histoire »

Un autre homme :

« – On m’avait dit qu’i y auwait de la bouffe gwatouite. Et on pouwait augmenter nos allocations siwouplè ? » (voix off : « Coupez, coupez au montage, ça ! »)

En attendant l’expulsion, les collectifs antiracistes et les milieux associatifs de la ville restent mobilisés, et ont déjà réussi à obtenir une augmentation des subventions qu’ils perçoivent de manière à pouvoir se ravitailler en bière et en shit pendant l’occupation de l’école. A vous les studios.

Et j’exagère à peine.

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