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Archive for the ‘Aetius 2012’ Category

A la rencontre du Sénateur

Rentré le 30 juin 2011 des Terres de l’Est, le Sénateur est triomphalement accueilli par les militants de Furia Francese.

Les deux plus fidèles collaborateurs : Sweeney (en noir) et Anthony (en gris)

L’entretien que j’ai eu avec lui est couvert par le secret évidemment, mais cela ressemblait à ça (dans les grandes lignes).

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Deux semaines plus tard,

Anthony et moi arrivons dans la gare de A******, Aetius nous y attend et nous montons dans sa Zil de fonction. Avec un chauffeur Hongrois.

Je ne comprendrais jamais le Sénateur qui reste pour moi une énigme. D’ordinaire strictement habillé d’un costume bien taillé, cravaté et rasé de frais dès l’aube, il est apparu ce matin en survêtement, avec une chemise aux trois premiers boutons ouvert, et avec une barbe de dix jours comme s’il revenait d’Indochine ou d’un coin perdu de Galicie (plus probable). Devant notre effarement, il s’est senti obligé de fournir une explication, mais personne ne l’a comprise. Il y était question des terres de l’Est, d’une mystérieuse espionne tchèque, et…je ne sais plus. Lui non plus d’ailleurs.

Anthony est fidèle à lui-même : il visionne en boucle, tant dans le train que dans la voiture du Sénateur et sur un smartphone flambant propre « pixellisé », ses propres vidéomontages condensant les meilleures scènes de Fight Club et d’Avalon en se marrant comme une baleine.

Sweeney rigole intérieurement à une blague de la veille qu’il a juré de ne révéler à personne. Ainsi orné d’un sourire béat qui paraît incompréhensible à son entourage, il essaye de faire croire qu’il a rencontré le Christ, ou regardé pour la énième fois les premières saisons des Simpsons.

Le CRABE est en déplacement à Vienne. Pour l’enterrement d’un membre de sa famille. C’est sa façon à lui d’être présent.

Nono ne quitte plus ses lunettes de soleil. Des aviators. Le soleil du Sud ? Selon le toujours bien informé Aetius, son œil droit porterait les stigmates d’une disputatio théologique avec un membre sanguin des Pères Fondateurs, Nono prenant le parti de Saint-Augustin, son opposant celui du constructivisme trotskyste pro-LGBT(I), ou du nihilisme néo-païen je ne sais plus.

Le Kamarad est finalement venu. C’est sa façon à lui d’être absent.

L’Empereur Palpatine a décidé d’arrêter la bière irlandaise et de s’inscrire sur les listes électorales. Son abstinence nouvelle envers les boissons alcoolisées lui permet de vivre une expérience humaine digne d’être rapportée heuristiquement. Son visage est marqué de crispations trahissant l’effort jupitérien qu’il s’inflige. En entrant, il a bousculé le Kamarad (qu’il a traité de trotskyste) et marchant comme un panzer en furie, il a renversé une chaise (qu’il a accusée de collusion avec l’UMP).

Le Dr. Malcom n’est pas là, ce que tout le monde regrette.

Après avoir déjeuné, nous entrons dans la maison d’Aetius. Notons que le Sénateur nous avait proposé de visiter un musée alors qu’assommés par une digestion nous préférons nous affaler pour refaire le monde à la lumière de théories douteuses. Je n’en dis pas plus, le secret est une condition de la Victoire.

Le 6 mai 2012 Aetius sera à l’Elysée, même si ce ne sera que pour sept mois.

Mais dès maintenant Furia Francese frappe où elle veut, quand elle veut. Que cela soit dit.

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Il est temps pour le sénateur de sortir de sa réserve.

Je ne sais pas trop quel sera mon destin ou celui de mon pays. Parfois je me mets à douter franchement de tout ce que je lis dans ces blogs réacosphériques, je douterai presque de ce que j’écris en fait. Je me dis que c’est trop gros, que cela ne peut pas être vrai. Et en fait j’ai mieux compris comment je fonctionnais, avec mes contradictions en prenant des cas plus extrêmes : ceux des bobos politiquement corrects.

Je vais ici réagir au dernier article d’Anthony Naar, non pas –seulement- par flemme, mais aussi parce qu’il a évoqué quelques idées qui me trottent dans la tête depuis quelque temps.

Première idée très commune mais que je rappellerai malgré tout : l’antiracisme est la superstition (j’allais dire religion) de notre temps. Lorsqu’on voit du racisme on se signe, on saisi un gris, on lance des incantations.

Seconde idées un peu moins commune : sur le plan idéologique l’antiracisme est totalement triomphant ; 99% des lecteurs de ce blog, les contributeurs et moi-même pensons selon les repères intellectuels posés par l’antiracisme depuis 30 ans.

Troisième idée, plus plaisante et que nous entrevoyons tous depuis 2005 : les faits contredisant manifestement l’antiracisme crèvent tellement les yeux qu’ils sont devenus une évidence pour tous, antiraciste ou non.

Quatrième idée : l’antiracisme n’est plus basé sur la réalité mais les dogmes, on reproche donc de soulevé un fait opposé à l’antiracisme ; le terme politiquement correcte veut désormais dire « qui parle d’une vérité que le commissaire politique désapprouve » et tout le monde se regarde en chien de Fayence pour savoir qui va vous dénoncer au NKVD pour propos antirévolutionnaire (anti-métisseurs ou anti-anti-raciste, c’est-à-dire raciste).

Cinquième petite remarque : Personne ne traite jamais personne de raciste, l’accusation est tellement grave que lorsqu’on vous traite raciste on le fait toujours à demi mot : « mais t’es réac toi » ou (dis donc tes très à droite » ou encore « tu stigmatises » ou encore « non mais entendre des propos de ce genre à notre époque » etc… Vous connaissez la musique.

Tout ceci explique que lorsqu’on soulève un fait ou un raisonnement simple (c’est-à-dire quelque chose qui se rapproche plus d’un fait que d’un véritable concept) qui va à l’encontre de l’idéologie officielle on nous accuse automatiquement d’être capable de proférer des hérésies comme celle de dire ce que tout le monde sait.

Un exemple dans le texte d’Anthony  avec la discussion sur les Roms :

« Un de mes potes dit que les camps pour gitans devraient être réservés à ceux qui sont effectivement nomades, et pas à ceux qui y restent des années et des années sans bouger.

Ce qui est intéressant, c’est la réaction de sa copine. Elle l’accuse immédiatement de racisme. Enfin, de racisme… Elle lui dit qu’il va reprocher l’insécurité, la saleté, et tout le tralala. Mais il ne le fait pas. Alors moi, je saute sur l’occasion. Je démontre par A + B à la copine qu’il n’y avait absolument rien de scandaleux dans ce qui a été dit, même selon les critères bobos. Je lui démontre que la gauche, et elle, passent leur temps à faire des zamalgames.

Et elle l’admet. »

Un exemple récent au bureau:

Je discute avec une stagiaire de l’islam. Nous sommes en période de Ramadan le sujet est donc d’actualité. Je fais remarquer qu’autrefois personne n’aurait fait ramadan ou que bien ceux qui le fassent soient discret cela se serait beaucoup moins vu. Bien sûr implicitement je voulais lui faire comprendre que si le ramadan avait cette importance nouvelle c’était non seulement que l’islam était très agressif commercialement parlant, mais aussi qu’on avait importé beaucoup de client affiliés à cette religion.

Mais c’est surtout un autre propos qui va provoquer la colère de ma stagiaire : j’ai simplement dit que l’islam était une religion contraignante. J’ai donné en exemple les piliers de l’islam, le ramadan, les prières etc… Donc mon propos n’est pas un jugement de valeur absolu mais une estimation objective en relation avec des faits incontestables. Mais voilà j’ai osé dire même pas du mal mais simplement émettre une idée non exclusivement positive à propos de la religion de paix et de tolérance. Or pour un moderne une religion contraignante c’est pas festif, c’est pas sympa, c’est rétrograde donc c’est vilain et donc je stigmatise etc…

Bien entendu quand j’ai demandé rationnellement à ce qu’on me démontre que j’avais tort je n’ai eu aucuns arguments, mais simplement des invectives sur le fait que ces choses là ne se disent pas.

De ces deux exemples on voit bien que ce qui est insupportable c’est d’entendre une certaines vérité, mais qu’en fait les liens factuelles sont fait implicitement aussi vite par les festivus que par les réacs, simplement les uns ne supportent pas cette réalité, et les autres essayent de l’affronter.

Du coup, il ne sert à rien de servir à ces gens la réalité, celle là ils la connaissent, ils sont aveuglés et je ne suis pas sûr que nous puissions y faire quoique ce soit, ni même que nous y ayons tant que cela intérêt.

Bref mon programme pour 2012 n’est pas prêt.

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