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Archive for the ‘Stratégies’ Category

Stratégie

Je ne recommencerai à bloguer que début octobre, mais il y a longtemps que je voulais faire cette mise au point là qui me semblait nécessaire.

J’aime bien les billets de Nicolas d’ILYS. Pour deux raisons. La première, j’arrive à comprendre ce qu’il écrit en matière d’économie, ce qui est d’habitude rare quand je me frotte à cette matière. La seconde, il arrive à conjuguer une radicalité assez extraordinaire (c’est le plus bourrin de la bande) sur les principes et un pragmatisme intéressant quand il s’agit de stratégie politique.

Contradiction? Non. Les exemples historiques (je pense notamment à Lénine) nous montre que les excellents stratèges peuvent être de médiocres philosophes et inversement.

La personne en question est à l’origine du site consacré à Maurras.

Où-est ce que je veux en venir? Au dernier texte du dimanche et à mon billet sur Sarkozy dont je ne retire pas une ligne. J’ai tenté d’exprimer des idées, des arguments, je vais ici tenter d’exposer le raisonnement qui m’y a conduit, sur la manière dont j’aborde les élections de 2012 et pour cela j’en appelle à Maurras. Du provençal je retiens avant tout l’exemple d’une méthode politique, d’un réalisme : à savoir qu’on ne peut vouloir ceci ou cela qu’en acceptant les conséquences.

Il n’est pas difficile de détruire chez soi les illusions républicaines ou démocratiques, armé grâce à Maurras d’une doctrine qui n’admet guère la réplique. Celui qui avait vu le vice mortifère d’idées et d’institutions dont le rôle historique sera de clore l’histoire de France. En soustrayant les hautes affaires de l’État à la brigue des partis, en lui redonnant par la restauration de la royauté le temps et la sérénité, la doctrine maurrassienne avait indiqué la voie qui rendait à l’État, instrument théorique des libertés françaises, les moyens de s’attaquer aux problèmes. En démocratie, un gouvernement qui gouverne est un gouvernement qui déplait. Un gouvernement qui déplait est un gouvernement qui tombe. Contre cet axiome on n’a toujours pas répondu. Mais cette monarchie, qui se prouve comme un théorème, n’ayant pas été restaurée, l’État jacobin a continué son œuvre qui est de détruire ce qui est français dans la mesure même où cela est français…Et la république conservatrice de Thiers ou de De Gaulle est un mensonge et contrairement à ce qu’affirme Anthony, ce n’est pas la république qui s’enracine en France, c’est bien la République a déracinée la France…Cela nous le savons

A partir de là tout dépend de ce que l’on veut.

Les identitaires sont au moins clairs sur ce point : « nous voulons restaurer un peuple, et non pas construire une majorité électorale ». Ils se situent -et c’est honorable- dans le champ méta-politique. La question que je me posais était celle de la majorité électorale. Il faut donc voir ailleurs.

Marine Le Pen veut lier le sort de la France à celui de l’État qui chaque jour la détruit. Alors que la survie des peuples d’Europe passe par leurs destructions. Au moins dans leurs formes actuelles.

Se placer au seul point de vue utile et pratique : celui de l’intérêt français ce qui implique une dissolution de l’État-providence et non son renforcement. Partant de là, on peut opter en toute impartialité et, en toute raison, sans avoir à rien sacrifier absolument à ses convictions profonde.

Les mouvements de notre pensée sont et restent parfaitement libres. J’en aurais conclu au vote Front National si cette idée me paraissait conciliable avec l’intérêt français qui me guide seul dans ce type de décision. Certains éléments auraient éventuellement pu me tenter. Anthony lui a fait le choix des identitaires. Moi pas.

Le Front national ne réalisera jamais 51% et toute la rhétorique du monde aussi sympathique soit-elle ne changera rien. Entre ce quelque chose que Sarkozy est et que Chirac n’était pas et le rien proposé par Le Pen, je choisis le quelque chose. Mon vote ne servira qu’à ça. Il ne s’agit pas d’accomplir son devoir de citoyen, juste d’utiliser une possibilité offerte.
Je suis de droite, et j’espère qu’en 2012, la majorité politique reste à « droite ». Je l’ai dit précédemment, malgré ses insuffisances et des erreurs souvent stupides, Sarkozy a rempli une partie du contrat que j’attendais de lui. Être un Européen, vivre debout parmi les ruines, cela ne dépend que de moi et de moi seul. Pas d’un grand homme ou d’un système.

Au fond sur ce terrain, je me sens finalement assez proche des analyses de Buisson dont les convictions de droite ne font pas de doute et qui en partant d’une vision, claire et nette, de comment faire en sorte que ses idées gouvernent, a fini par choisir Sarkozy. Il le dit lui même, explicitement dans un article intéressant que Le Point lui a consacré :

Avec Nicolas Sarkozy, nous savons comment nous allons contrer Marine Le Pen. Sans alliance, l’espérance du pouvoir est totalement exclue pour elle. Elle peut perdre sur la thématique du vote utile. Elle fait croire qu’il y a une perspective politique alors qu’il n’y en a pas.

Après je n’ai pas encore arrêté ma décision, je reste relativement porté sur l’abstention mais si je dois voter, le choix ne fait plus de doute pour moi. Sauf si d’ici là, des objections recevables me sont opposées. Je suis ouvert mais jusqu’ici je n’en ai pas lu.

Pour finir, on peut toujours méditer ces phrases tirées du film Viva Zapata d’Elia Kazan (avec Marlon Brando) :

– S’il t’arrivait malheur, que deviendraient ces pauvres gens ? Que leur resterait-il au monde ?
– Eux-mêmes.
– Après toutes ces luttes et ces morts. Qu’y a-t-il vraiment de changé ?
– Eux ont changé. C’est comme ça que tout change. Maintenant ils n’ont plus besoin de moi.
– Il leur faut un chef.
– Que chacun soit un chef. Un homme fort affaiblit un peuple et un peuple fort n’a pas besoin d’homme fort.

Evidemment, ce qui est écrit dessus ne vaut que dans l’hypothèse (farfelue) où le sénateur Aetius se retrouve dans l’impossibilité de se présenter (et donc de gagner) l’élection prochaine. D’ailleurs le 6 mai j’en connais qui vont pleurer. Notamment le dénommé Gil qui a qualifié notre blog de « roue de secours » sur ILYS. Il ne perd rien pour attendre.

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Le choix de Sarkozy

Le Front National ne m’a jamais attiré. Sauf peut-être sa mouture version années 1980 avec un mélange de libéralisme à la Poujade et de gouaille franchouillarde. Et encore.

Parce que le camp nationaliste s’est bâti sur des mensonges auxquels rien ne m’oblige à croire et je ne compte pas les approuver par le vote. Non pas que j’attache une importance particulière au vote, mais je me fixe des limites et je crois que rien n’est plus urgent que de détruire les mensonges sur lesquels le FN s’organise depuis trop longtemps. Certains ont pu penser, un moment, que le Front parviendrait, par la voie des urnes, à limiter la casse. A rendre le système viable. A intégrer les étrangers déjà en surnombre. Mais c’était valable dans les années 1980. Depuis cette date, il est clair que tel n’est plus le cas. Pour des raisons tout simplement arithmétiques, la proportion de français de papiers étant trop importante, les chances de basculement électoral devenaient minimes. Aujourd’hui qu’ils commencent de prendre conscience de leur force – et ce n’est que le début du processus -, continuer dans cette voie n’a plus de sens. Assimilationniste, étatiste, jacobin, Républicano-nationaliste. Le FN l’a toujours été et il n’y a pas eu de tournant « mariniste ». Or je ne suis pas nationaliste et encore moins républicain.

Alors Eisangélie, je crois que la haine t’aveugle camarade… Cette haine impuissante qui tient bien au corps des fascistes à la fois surpris et désolés que l’électorat soit tombé dans le panneau. Mais je pensais les fascistes plus lucides sur la nature profonde de la démocratie. La République ne défend pas l’intérêt commun, les politiques entretiennent des clientèles. Est-ce une surprise ? Feinte alors j’espère…
Que la beauté du physique Sarkozyen t’échappe, je veux bien te le pardonner… Mais j’admire, il faut bien le dire, la virtu du personnage. Sarkozy veut. Il lui a fallu 5 ans pour être élu président quant un Chirac (qui n’était pas de droite certes) ou un Mitterrand en mirent plus de 20. Et, voulant, il agit aux fins de réussir ce qu’il veut. C’est une grande chose un chef qui mène ses troupes à la victoire. Ce qui nous change agréablement des palinodies et circonvolutions dans lesquelles la droite a l’habitude de se perdre depuis 1974 et qui nous a valu entre autres l’élection de Mitterrand.

On pense ce qu'on veut de l'un ou de l'autre, mais cette image est juste mythique

Je crois que l’heure des bilans est venue. Et que le FN doit être jugé à ses fruits. « L’an prochain à Jérusalem », « nous sauverons la France » voilà les chansons avec lesquelles ils se bercent depuis trois décennies. Que le FN ne soit capable de sortir des schémas de pensée qui se sont révélés sans la moindre efficacité, cela les regarde. Cela n’a jamais été mon affaire. Quant à moi, j’en tire les leçons.
Je crois qu’effectivement, avec la France 2011, mise sur le trottoir par le régime démocratique, on ne peut guère espérer mieux qu’un Sarko. Voilà. Qu’on me prouve le contraire…

Il n’a pas fait tout ce qu’il a promis ? Anthony a recensé les principaux points (j’y rajouterais la réforme de la carte judiciaire, et un premier pas vers la disparition des départements) dont on sous-estime la portée simplement parce qu’il n’est pas question d’identité. Pour moi c’est ce qui comptait le plus. Des erreurs évitables aussi, je l’admets volontiers. Mais ce sera toujours plus que le Grand Rien que ne fera pas un FN qui veut persévérer dans le théâtral. Et ce plus est suffisant pour envisager un vote. Au demeurant les discours sur l’identité sont aujourd’hui alignés. Entre un FN qui se vautre en républicanisme, donne des gages et un Sarko qui bombe le torse, je ne vois pas pourquoi on devrait préférer le Front. Ironie de la chose. Les députés de la Droite Populaire sont plus proches idéologiquement du bloc identitaire que le FN et deviennent les moins républicains de nos politiques. Concernant le Bloc, je ne voterais pas non plus pour eux, leur force étant justement d’être en dehors. Ils ont l’avantage et cela les rachète -malgré leurs nombreuses erreurs et leurs agaçantes scories- de chercher les formes que peut receler obscurément un avenir qui ne sourit guère à ceux qui ne veulent pas laisser filer ce qui ne veut plus vivre… La civilisation Européenne…

Alors ? Ben alors, ici et maintenant… C’est, en attendant un hypothétique départ vers un illusoire ailleurs, ici et maintenant que nous vivons. Ce sont de petits intérêts très prosaïquement matériels qu’il s’agit de défendre, ceux que tu méprises avec une pertinence inégale Eisangélie. La propriété, la sécurité, la tranquillité publique, la fiscalité. Et puis le refus des pires : les manges-merdes de l’ultra-gauche…Et oui camarade, cela compte. Nous avons tous nos haines.
C’est effectivement un programme minimum. Et la défense de l’identité européenne n’a jamais été ce que j’ai pu attendre ou attendrais de Sarkozy. Plus honnête et moins cynique que ses prédécesseurs, il ne nous a rien promis en ce sens. Mais c’est aussi que je ne crois plus que notre identité dépende d’autre chose que de nous-mêmes. Libre à ceux qui se veulent fidèles et de ne pas sombrer avec une improbable descendance. Libre à chacun de faire et d’élever des enfants. Libre à vous d’être des hommes debout au milieu des ruines ou des cafards. Je n’attends de Sarkozy que de laisser la porte ouverte et de nous laisser un vrai choix. En ce sens le job est fait.

L’Etat français n’est pas fait pour défendre notre identité. C’est même l’exact contraire qui est vrai. La nature de l’Etat français est de détruire la France. Ce qu’il fait d’ailleurs très bien. Je le constate. Si cette saloperie d’Etat réussit à nous rendre la vie possible, ce sera déjà un grand bien… Et le très élégant Sarkozy me semble le plus à même de faire durer et de le rendre supportable. Le temps que nous commencions ailleurs…

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Vous rendez-vous compte de la masse de boulot que peut représenter la gestion d’un blog collectif ? Certes nous ne sommes que trois (quatre une fois par an). En plus le blog en question est –disons- de droite. Et les gens de droites… Un peu cinglés ils sont. Le nombre de cinglés que j’ai pu côtoyer dans ma prime jeunesse…Sans qu’ils soient forcément de droite d’ailleurs.

« Un jour je ferais un tour d’Europe des lieux saints des nationalismes européens et du fascisme ». Dixit mon camarade A. Naar. Et je dois gérer ce genre d’allumés.

Nous avons une priorité sur No Country : concilier les lubies. Sweeney Todd veut réduire la population, Aetius veut se présenter à l’élection présidentielle de 2012 pour sauver la France, Anthony veut raser le 9-3 et le Maghreb, quant à Nice Guy je ne le connais pas mais il y a du Richard Durn en lui.

Je propose une idée simple : déclenchons une guerre suicidaire contre le reste du monde. Comme en 1793 (ou en 1939). En commençant par le 9-3, puis Marseille, pour débarquer en Afrique du Nord. La route d’Alger passe par Marseille me murmure Anthony qui pour l’occasion s’est grimé en soldat Rhodésien et a amené son exemplaire de Risk pour nous expliquer sa stratégie. Férocement. Alors les Vénézuéliens puis les Iraniens s’y mettent, et là, ce sera terrible. Des milliers de chars, des missiles à en pleuvoir, le bal géant des obus, toutes les grandes poubelles métropolitaines rasées; sûr, cela fera de la place. Le problème de l’étalement urbain en Ile de France sera réglée. Pour quatre, cinq décennies. Mais la France sera sauvée. L’Europe aussi par la même occasion. Profitant du chaos régnant, je laisserai M.Nice Guy flinguer le conseil municipal de son choix. S’il pouvait prendre Paris ou Lille, cela me conviendrait. A condition de ne pas discriminer. Une balle = un conseiller.

Imaginez cette jeune génération émergeant des ruines encore fumantes, accompagnée de quelques mutations génétiques, mais nantie de cet enthousiasme neuf et rageur de la soif de (sur)vivre. On organiserait un monde nouveau, avec beaucoup d’espace. Et avec seulement 10% de la population actuelle, sachant que je m’arroge la moitié de la Savoie. Délimitée par des barbelés et des robots-gardiens.

Alors, quand nos villes et nos cavernes d’aciers modernes seront ravagées, quand, sur ces terres incultes, un cœur de cristal dénichera peut-être dans un amas de ces petites boîtes mystérieuses quelques fragments de notre civilisation. Il s’émerveillera sûrement en contemplant ces pépites fragiles et délicates dans un monde chaotique et sauvage, mais dont le sens lui échappera définitivement. Ces temps futurs peints par H.G. Wells où le chardon sera roi et le silence régnera.

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Blues

Doit-on se conforter dans le désabusement ? Sommes-nous vraiment des enfants de la zone grise ? Je ne répondrais pas à la deuxième question, ce n’est pas vraiment ce qui m’intéresse ici. Pourquoi considérer que tout est dérisoire? Parce que tout est absurde? Et qu’est-ce qui est absurde?
Se poser ces questions, blogger d’un certain point de vue, c’est déjà avoir renoncé à la vie machinale, ne pas être une âme morte et ne pas sombrer dans un conformisme inconscient. La lassitude ferme un cycle et en commence un autre. D’ailleurs le choix est simple, ou bien le retour au métro-boulot-dodo ou encore le réveil définitif et sans retour. Bleu ou rouge.

La manière dont vit notre société? Soit, mais alors que faire dit souvent Anthony. L’alternative se jouerait donc entre un début d’action et le dilettantisme tragique. Je ne sais pas si c’est cette posture que Nice Guy ne semble guère apprécier, mais son billet est intéressant à plus d’un titre. Il pourrait être indifférent que les progressistes se suicident si ceux-ci n’avaient pas le mauvais goût de considérer leur modèle comme universellement -même si cet universel ne concerne en fait que l’Occident- applicable. Quand on vit comme eux à un degré de folie, la mort n’est rien, mais le comble c’est qu’ils ne veulent pas se détruire seul, il faut entraîner un monde avec soi. Et ce monde nous est inévitable. Vivre en Anarque semble difficile à priori, sauf si l’on en a les moyens et la motivation. Le modèle de Jünger, aussi intéressant soit-il n’est même pas un modèle individuel qui pourrait être suivi à suffisamment grande échelle.

Notre monde meurt et nous devons y vivre, nous voulons nous échapper mais il faut bien assumer le réel, la morale actuelle est dégueulasse et pourtant nous croyons irrésistiblement au devoir. La contradiction est difficile à supporter. Stag en fait une manière d’écrire. Elle a son efficace et semble inspirer. Cet art j’en suis incapable. Parce que malgré tout je ne déteste pas ce monde. J’irais plus loin, la haine voué par certains -même si d’excellentes raisons peuvent être invoquées- me fait toujours penser à un conditionnement inversé, mais aussi à une grave erreur tant dans les faits que dans les principes car ceux là prouvent bien qu’ils lui accordent ce qu’il ne mérite pas du tout : une réalité absolue. Ils oublient ainsi au passage – ce qui est logique chez des gens qui passent en réalité plus de temps à suivre l’actualité qu’à lire des traités de métaphysique et à les méditer réellement. La société actuelle, que leur imagination exaltée a transformée en une sorte de monstre qui les hante jour et nuit, devient alors l’objet de leur rage destructrice. Peut-être est-elle justifiée? Seulement, c’est le combat du pot de terre contre le pot de fer, dont l’issue ne fait pas le moindre doute. Je n’ai plus de crainte quant à l’avenir : « … si l’on veut aller jusqu’à la réalité de l’ordre le plus profond, on peut dire en toute rigueur que la « fin d’un monde » n’est jamais et ne peut jamais être autre chose que la fin d’une illusion » (Nietzsche) ; « … le destin du monde moderne n’est nullement différent ni plus tragique que l’événement sans importance d’un nuage qui s’élève, prend forme et disparaît sans que le libre ciel puisse s’en trouver altéré ». Ou pour prendre une référence cinématographique récente (le début de True Grit) : « rien n’est gratuit en ce bas monde! ». Non rien, tout se paie. Cela est-il suffisant? Probablement que non . Mais c’est déjà un bon début.

Camus écrivait que Balzac terminait ses conversations sur la politique et le sort du monde en disant : « et maintenant revenons aux choses sérieuses », préférant parler de littérature.

En revanche ce qui me donne réellement le blues, c’est la surdité. Il y a quelques jours avec une collègue, nous étions venus à discuter des logements sociaux, elle était pour la SRU, pas tant pour des raisons de principes que pour des motifs assez pragmatiques et loin d’être stupides. Moi moins. Sans développer sur le déroulement de la conversation, le désaccord était évident, mais j’ai préféré battre en retraite. Le libre dialogue était impossible et la raison n’en est pas le progressisme ou alors celui-ci en est une manifestation (trop) évidente. Je me suis retrouvé sans l’avoir prévu et encore moins voulu dans une de ces situations où chaque équivoque, chaque malentendu entraîne le silence définitif. Toute personne normale pourrait et devrait penser que au contraire c’est le mot simple et le langage clair qui peut sauver de cette mort. Non au contraire, nous vivons dans le temps des monologues et des oukazes. Et c’est cela le grand drame de l’époque, personne ne parle ni écoute. Et ceux d’en face déclament sur toutes les ondes leur évangile. On peut couper les ondes, cela est même nécessaire, mais ce n’est qu’une première étape. Pour que le monde ne nous change pas.

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Chose dûe:

MANUEL A L’USAGE :

• Des nationalistes
• Des identitaires
• Des ethno-différencialistes
• De tous ceux qui s’inquiètent pour la survie de leur race et de leur civilisation
• De tous ceux dont le goût pour la vérité, la science et la raison est intarissable

I) MOYENS D’ACTION

Internet est un moyen d’information et de diffusion exceptionnel. Vous devez l’utiliser en complément d’une action de terrain.
Tractage et manifestations ont un impact ; mais la réinformation effectuée sur Internet en a un encore plus grand.

• Créez des blogs et des sites web
• Commentez les informations publiées sur les sites web et les blogs, surtout ceux appartenant à l’establishment
• Servez-vous des forums et des réseaux sociaux afin d’accroitre votre potentiel de rencontres et de communication.

II) CONSEILS

Ces conseils sont issus d’une longue expérience. Les appliquer dès le début vous évitera de perdre du temps, de vous énerver ou de commettre des erreurs capitales.

1) Règles générales

• Exposez les faits bruts. Ne portez pas de jugement dessus, les gens comprendront d’eux-mêmes.
• Evitez les termes péjoratifs ou insultants. Même si avoir de la rancœur est souvent compréhensible, ils ne feront que vous décrédibiliser.
• Evitez les fautes de grammaire et d’orthographe. Leur effet peut être dévastateur sur une argumentation.

2) Lors d’un débat

• Exposez calmement les faits et les arguments. Tâtez le terrain quelques minutes, pour voir si l’interlocuteur est réceptif. S’il ne n’est pas, cessez immédiatement de débattre avec lui. Débattre avec quelqu’un présentant un biais psychologique prononcé est inutile. Vous ne gagnerez que de l’énervement et du désespoir devant un âne bâté.
• Si votre interlocuteur commence à vous insulter, cessez immédiatement le débat.
• Ne vous soumettez jamais à votre interlocuteur. Des points d’accords ou des nuances peuvent être apportées à votre argumentation, mais ne laissez jamais votre adversaire vous dominer.
• Ne vous énervez jamais. Si vous sentez que vous commencez à vous énerver, c’est que votre interlocuteur n’est pas réceptif. Cessez donc immédiatement le débat.

3) Réactions à vos arguments ou votre œuvre

• Une chose prouvée et admise en psychologie et en politique est que la masse satisfaite ne s’exprime que rarement, ou jamais. Quand vous lisez un blog qui vous plait, vous allez rarement laisser un commentaire du type « T’as raison sur tout, bonne continuation ». En revanche, si ce blog vous déplait, vous aurez 90% de chances en plus de laisser un commentaire négatif, du type « Sale facho, tu racontes n’importe quoi, retourne en CM1 ». Il en va de même pour un produit à consommer : si vous n’aimez pas les céréales vendues par telle entreprise, vous allez plus volontiers leur écrire une lettre que si vous les aimiez. En conséquence, n’accordez pas d’importance à des réactions a priori négatives.
• Si vous tenez un blog, supprimez systématiquement les commentaires d’opposants qui ne sont pas argumentés, ou sont insultants. Ils n’ont aucun intérêt. Leur répondre est encore pire : vous ne ferez qu’entrer dans un débat interminable avec une personne au biais psychologique prononcé.
• Dans la très grande majorité des cas, quelqu’un qui n’aime pas ce que vous dites n’argumentera pas. Il vous attaquera sur la forme plutôt que sur le fond, parce qu’il n’a rien à dire. Ignorez-le.

III) LA VICTOIRE

L’objectif final d’un combat politique est la victoire. Combattre ne sert strictement à rien si vous vous estimez vaincus d’avance.
Le combat identitaire est un combat réaliste.
Les idées qu’il défend sont en phase avec la réalité.
Les faits, la vérité et la science sont avec vous.
Vous devez en conséquence avoir une foi absolue et constante en vos idées.
La Nature fait toujours triompher au final ceux qui sont de son côté.
Les idéologies contre-nature ne résistent pas à l’épreuve du temps.
Notre idéologie est une idéologie naturelle. Son avenir légitime est donc la victoire, et la durée à travers les siècles.

Marmoream relinquo, quam latericiam accepi.

http://chutefinale.wordpress.com
7 février 2010

Aujourd’hui, je suis optimiste quant à notre survie quand je vois la chose qui suit.
Magnifique illustration du choc des civilisations. Tout est parfait, le croissant étoilé à côté du drapeau Anglais, l’arrogance, la provocation, et le coma. De l’autre côté, l’humilité sans soumission, la simplicité et l’efficacité. J’attire votre attention sur le coin gauche de l’écran: il s’agit bien du premier round.
Il ne manque plus que Uzzy ne revendique l’entartage de Zemmour pour me rendre heureux pour tout le week-end. Je sais, je sais, j’en demande trop.

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