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Archive for the ‘Uncategorized’ Category

Je vais faire simple. Très simple.

Je ne suis pas votre ami. Je ne suis pas votre ennemi. On ne peut l’être qu’avec les gens que l’on connaît. Or, tout est fait pour que nous ne nous connaissions jamais. Tout est fait pour que l’un d’entre nous se soumette à l’autre – qui fait tout pour l’irriter et le rendre fou – dans une folie qui empêche la pensée objective.
Je vous écris cette lettre à l’heure où un homme se fait arrêter à Toulouse après une prise d’otages. Il dit agir pour le compte Al-Qaïda. Son frère le dit naïf. Les journalistes le disent malade. Il y a des menteurs dans le lot. Comme pour Merah, et comme pour tout le reste, partout il y a mensonges et intérêts cachés.

Musulmans de France, on vous a menti. On vous a promis la lune sans effort. On vous a dit que le peuple français avait une dette inextinguible envers vous ; et qu’ils la paieraient en tolérance envers vos requêtes. Et vous avez marché. C’est logique, c’est une démarche confortable pour vous, d’exiger et d’insulter face au premier refus. Un auteur disait en substance – il me semble que c’est Oscar Wilde, ou peut-être un autre – que pour prévoir les agissements d’une personne, il fallait toujours s’attendre à le voir effectuer l’action qui lui coûtait le moins d’effort. Voilà le piège dans lequel vous êtes tombé en écoutant des pantins parler en votre nom. Envoyez tous ces gens au diable ! Ce sont nos ennemis communs.

Quand je dis « on » vous a menti, j’espère que vous avez deviné de qui je parle. Il s’agit de l’idéologie gauchiste qui s’est généralisée tel un cancer dans ce pays.

Pour paraphraser les propos de Tyler Durden, « vous êtes la merde de ce pays prête à servir à tout ». Vous avez été utile à votre arrivée pour tirer les salaires à la baisse. Je ne vous blâme pas, tout cela n’est pas de votre ressort. Et vous êtes utile actuellement pour diviser la population, la casser dans sa cohérence. C’est dur à entendre parce que c’est vrai.

Je ne veux pas que la France devienne une lutte de « marche des voilées » contre des « apéros saucisson-pinard ». Tout ça c’est de la merde qui nous mènera à un affrontement que personne de sensé ne souhaite.
Il est temps de grandir, d’arrêter de réclamer des miettes et de construire autre chose que des mosquées dans ce pays ! Commencez l’autocritique, dont le silence assourdissant pendant l’épisode Merah a laissé tout le monde penser que les musulmans de France cautionnaient.

De mon point de vue, vous avez peur les uns des autres et vous n’osez pas vous démarquer de votre troupeau. J’applaudis des démarches comme Fils de France, qui met en avant les musulmans patriotes.
Cette lettre peut vous déplaire je m’en fous éperdument. Cela déplaira aussi aux adeptes de la masturbation identitaire, tant pis.

Contrairement à tous ces clowns qui vous ont baladé, je ne vous promets rien. Je vous propose de placer l’énergie que vous mettez à réclamer constamment dans une démarche intelligente de découverte d’un pays millénaire qui vous a fait une place.

Je pense que cela méritait d’être dit au moins une fois honnêtement. Ayant horreur de me répéter, ce sera ma seule main tendue. J’ai de toute façon peu d’espoir que ce texte soit repris. Si les évènements dégénéraient, cela aurait été dit, j’aurais conscience tranquille. On n’aurait pu faire plus simple que ça.

Un humble patriote

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On sonna à la porte d’entrée. Ils se turent. Le serviteur apporta une enveloppe pneumatique. Costals la flaira.
-Excusez-moi, mais ce pneumatique a la petite figure de travers des lettres de chantages…

Il le lut, et le tendit en silence à Mme Dandillot, qui lut à son tour :

Mon cher Maître,
Vous sentez sûrement, comme nous, que l’heure est venue à reconsidérer l’Univers. Studio 27, équipe de Jeunes, s’est attribué le plus délicat des ces examens nécessaires : prendre la mesure de l’homme. Notre Conseil a donc pensé qu’il s’imposait avant tout d’ouvrir un vaste débat sur ce problème de première urgence : Dieu, la Révolution, la Poésie. Un congrès, auquel la Jeunesse pensante du Monde entier sera fraternellement invitée, sera organisé par nous en mars. A l’issue de ces assises, où nous aurons confronté nos conclusions et pesé nos vouloirs, nous proposerons, – et nous exigerons s’il le faut.
Une enquête préliminaire doit nous fournir nos instruments de travail. Nous vous prions donc de répondre aux trois questions suivantes (nota : Studio 27 ne paraissant encore que sur un nombre réduit de pages, prière de ne pas donner à votre réponse plus de quatre pages format dactylo).
Questions :
1. Qu’est ce que Dieu ?
2. Ne pensez-vous pas que Dieu soit le message permanent de la révolution ? Si oui, quelle place cette pensée occupe-t-elle dans votre vie ?
3. Gratuité de Dieu et gratuité de la révolution. Sont-elles en fonction l’une de l’autre ?
4. La doctrine du Studio 27 – Dieu commence où finit la poésie – vous paraît-elle de nature à conditionner votre vocation d’Européen ?
5. Raisons de votre désespoir.
Veuillez agréer, mon cher Maître, etc.
P.-S. – Nous donnons le bon à tirer du numéro ce soir à 9 heures. Pouvons-nous espérer avoir votre réponse à temps ?

-Je vous avoue que je n’y comprend pas grand’ chose, dit Mme Dandillot, rendant le pneu à Costals.
-Mais, Madame, il n’y a rien à comprendre.
-Ah ! Très bien. Ce sont peut-être des lycéens ? demanda-t-elle, se souvenant que son fils, à seize ans, écrivait des choses de cet acabit.
-Oh ! non, dit Costals. Je connais quelques-uns des signataires. Ce sont des hommes de trente à quarante ans. Mais il y a certains milieux de pensée, à Paris, où l’on n’est pas précoce.
Il posa sa main sur son front.
-Ainsi, nous n’avons pu nous occuper une demi-heure de choses sérieuses sans être interrompus deux fois par ceux que j’appellerai les Fols, parce que ce sont des gens qui, avant tout, manquent de cette vertu décidément cardinale : le bon sens. La vie française est parcourue sans cesse par les Fols. Femmes vivant sans cesse dans les chimères, demi-intellectuels pour qui les mots sont tout, bourgeois aveuglés par leurs œillères de classe, prolétaires aveuglés par leur ignorance, étudiants aveuglés par leur bêtise : tous, toujours à côté de ce qui est, que ce soit pour une raison ou une autre. Tous pourtant ayant voix au conseil de la tragédie, et – vous sentez la grandeur shakespearienne de la chose ? – le Héros, celui qui tient dans sa main les destins, n’osant décider, quoi qu’il pense en soi-même, que soutenu par l’approbation des Fols. Mais ceux qui me saisissent le plus sont les Fols de l’intelligence, qui viennent faire irruption et de nous vrombir aux oreilles pendant que nous étions dans le sérieux… Leur race est profondément nôtre. Ils ont été les Sorbonagres de Rabelais, les Précieuses et Médecins de Molière, les Idéologues de Napoléon : la cuistrerie est un des traits éternels de la France. On dit que chez nous tout finit par une chanson. Tout finit aussi par un canular, mais un canular qui se prend pour quelque chose d’extrêmement important…

Henry de Montherlant – Les lépreuses

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Vous connaissez le légendaire groupe parisien de rap-musette Java ? Si ce n’est pas le cas allez acheter les albums Safari Croisière et Hawaii maintenant. VITE ! Mais surtout quoiqu’il arrive, N’ACHETEZ PAS leur dernier album Maudits Français à moins que vous aimiez la récup’ qui sent vraiment bien le réchauffé et surtout… le gauchisme. Vous m’avez bien lu, Java a sombré dans les limbes de la damnation éternelle en se vautrant dans des paroles d’un incommensurable politiquement correct. Exemple :

« [Je n’aime pas] ceux qui brandissent l’étendard,
Qui mettent des barbelés à leur bouclard »

Noooooooon ! Déjà on se sent mal.

« Car comme le dit Brassens
Y a que les cons qui sont fiers de venir de quelque part »

Attention ce n’est pas fini.

« Que tu sois d’Algérie, d’Auvergne ou de Zanzibar
Paname soulève sa jupe si t’as la classe de lâcher le pourboire »

Tout fan de Java non communiste pleure après avoir entendu ces paroles, c’est statistiquement prouvé. Bon alors de deux choses l’une : soit leurs précédents albums ont été jugé trop parisiano-franchouillards et ils ont décidé de mettre de l’eau dans leur vin pour montrer à la seigneurie médiatique qu’ils sont de gentils tolérants qui aiment l’Autre et ses richesses de mes couilles ; soit ils n’ont plus d’inspiration et tombent dans le panneau de l’époque, au lieu de tout simplement s’arrêter, ce qui vaudrait mille fois mieux qu’écrire des textes pour dire que les parisiennes doivent fricoter avec des Noirs de Zanzibar. Sur l’album il y a même une chanson entière dédiée aux gentils immigrés, « On », se voulant une sorte de poème un peu figuratif dénonçant le racisme à l’égard de « ceux qui veulent traverser nos frontières ». Le résultat est juste calamiteux, on dirait un poème écrit par une gamine de 14 ans. Dans un autre morceau, une allusion est faite au Front national, qui est un parti de vilains-pas-beaux. Passer de deux albums dont quasi chaque morceau était une bombe d’intelligence linguistique et de fun à des textes puant la démagogie néo-beauf sans-papiériste, ça fait très mal.

In Memoriam :


JAVA – metro
envoyé par clara-lou. – Clip, interview et concert.

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Étant presque anonyme dans la blogosphère, je fais une petite introduction des articles à venir.

Pourquoi je franchis le pas ? Pour ne pas crever d’un ulcère avant ma vingt-cinquième année. Je trouve ça plutôt valable. Il faut comprendre qu’après avoir trainé ma tronche sur les bancs de l’éducation nationale, j’ai ma revanche à prendre sur le système. Avoir grandi parmi cette génération Tv/internet illimité, et avoir été élevé par les valeurs post-post-soixante-huitardes, c’est dire l’ampleur des dégâts. On devrait toucher la Cotorep pour ça. On nous a dupé! C’est la rage du cocu qui m’a poussé à lire, et qui me pousse à écrire. Enfiler les gants ne suffit plus. Se faire harceler par la médiocrité crasse des médias et être confronté quotidiennement aux mauvais comédiens qui s’entrainent en me récitant leur texte. Je le connais par cœur leur foutu texte. Impossible d’avoir une conversation sérieuse avec quiconque, d’échanger sur nos lectures, d’expliquer ou de découvrir une idée, un concept. Bref, je n’ai rien à attendre de la plupart des gens. A part d’être catalogué comme schizo-facho-réac-responsable du la fonte de la banquise et de la noyade des bébés ours polaires. A quoi bon essayer de les changer. Ils ne se réveilleront pas de si tôt. Je leur en veux de dormir si profondément.


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